1981 : le premier "Mur habité" 

 

Mur habité de 400 personnages

Bibliothèque départementale du Lot - Place des Consuls, Cahors

Bois et terre cuite - longueur 6 m, hauteur 2,6 m

 

 

 Détails du premier Mur habité 

 

 

Avec Zachariou, nous ne cesserons jamais de nous interroger ; il entretient comme à plaisir l'ambiguité, nous laissant libres, entièrement libres d'interpréter selon notre humeur de l'instant cette sculpture singulière dont le bouffon et le tragique sont à l'image même de la vie. / Pierre Brisset (L'Oeil - 1988)


2004-2007 : les deux "Murs habités" du Conseil départemental du Lot

 


Photo Nelly Blaya
Photo Nelly Blaya

Un des deux Murs habités de 670 personnages

Salle de réception F. Mitterrand - Hôtel du Département - rond-point de Regourd, Cahors (Lot)

 

 

 

Caractéristiques

 

- Espace occupé : 2 murs d'une longueur de 12 m chacun.

- Composition plastique : 88 pans de bois sculpté, usé et patiné, encastrés sur une profondeur de 16 cm, et sur une longueur totale d'environ 74 m.

- "Habitants" : environ 670 sculptures originales en terre cuite.

- Eclairage des pièces : environ 700 leds.

- Matériaux : chêne massif (environ 4,5 t de bois brut) – terre chamottée pour sculpture.

 

 

Voir le site du Master Patrimoine 2016 : <http://verylottrip.univ-tlse2.fr> - Circuit Cahors

 


Photo Nelly Blaya
Photo Nelly Blaya

 

 

 

Questions à Michel Zachariou

 

– Vos Murs habités peuvent être vus/lus à deux niveaux ?

– Oui. La structure en bois a un rôle esthétique, elle prend sa place dans l'espace de la salle. Et les cavités creusées dans la profondeur des murs délimitent un monde qui est le mien.

 

– Comment avez-vous peuplé ce monde ?

– J'aime façonner des personnages en terre. Leur petite taille permet de les modeler au creux de la main, de façon libre, spontanée. Tout commence par le regard. S'il est présent, vivant, le personnage se construira autour ; un corps suggéré me suffit. Des sculptures de grandes dimensions me demanderaient plus de travail, mais pas plus de créativité.

 

– Ce qui frappe, c'est leur immobilité.

– Les personnages que je crée n'esquissent aucun geste, il n'y a ni avant ni après, ni début ni fin. J'aimerais qu'ils soient là comme une conscience vivante, que le passage du temps n'use pas.  

 

– Ces "habitants" sont-ils porteurs d'un message ?

- Au départ, je n’avais pas d’intention précise. J'ai travaillé sur plus de mille personnages. Je me "promenais" parmi eux et j'éliminais ceux qui ne me semblaient pas en accord avec l’esprit de la foule qui s’incarnait peu à peu. Et le cheminement de la création m’a fait comprendre que cette foule vigilante exprimait une interrogation : la vie que nous menons nous convient-elle ? Cette question de nature politique doit forcément se poser en ce lieu de décisions.